
En offrant des tours en avion "zéro-g", le voyagiste Nouvelles Frontières, qui fête ses 40 ans, essaie de faire oublier ses mauvais résultats financiers.
Quand on fête son anniversaire, c’est humain, on veut se montrer sous son meilleur jour. Moi-même, qui ai eu 40 ans en juin dernier, j’ai tenté de faire bonne figure devant la trentaine d’amis que j’avais invités pour l’occasion. En me rasant de près, en rangeant l’apparte, en disposant des mets succulents sur la table. En tout cas, personne n’a été malade. Ou n’a été assez mal élevé pour me le dire.
Quand on fête son anniversaire, c’est humain, on veut se montrer sous son meilleur jour. Moi-même, qui ai eu 40 ans en juin dernier, j’ai tenté de faire bonne figure devant la trentaine d’amis que j’avais invités pour l’occasion. En me rasant de près, en rangeant l’apparte, en disposant des mets succulents sur la table. En tout cas, personne n’a été malade. Ou n’a été assez mal élevé pour me le dire.
Nouvelles Frontières, c’est pareil. Comme moi, le voyagiste français a pris un peu d’embonpoint et voit poindre avec regret quelques rides sur sa figure. En ce qui les concerne, c’est surtout le porte-monnaie qui souffre. En 2006, la société a perdu 30 millions d’euros. Pas de quoi se réjouir.
3000€ pour ne plus sentir son poids
Alors, pour donner le change, elle fait une nouvelle offre à leurs clients : le vol en apesanteur. L’Airbus A300-0G (« zéro-g » signifiant gravité zéro) de la société Novespace, filiale du CNES (Centre national d’études spatiales) pourrait accueillir de simples amateurs à la recherche de sensations fortes. Cela pour 3000 € par personne.
L’A300-0G est un Airbus 300 légèrement modifié. Sa mission : lorsqu’il a atteint 700 ou 800 km/h, se cabrer pour grimper en altitude puis redescendre après avoir réalisé une belle trajectoire en cloche. Au sommet de la courbe que l’engin dessine ainsi, les passagers font l’expérience d’une trentaine de secondes d’apesanteur. Ils volent. Se laissent gagner par l’extase, l’ivresse de ne plus rien peser. Et puis vomissent. En tout cas, c’est ce qui m’est arrivé quand j’ai tenté l’aventure vers 1987.
Jusqu’à aujourd’hui, seuls des scientifiques, des étudiants des astronautes et quelques invités, des journalistes notamment, pouvaient voler à bord de l’A300-0G. Voilà qu’il suffit de payer, comme aux Etats-Unis. Là-bas, la société SpaceAdventures, entre autres, commercialise de tels vols pour 3500 dollars pour des groupes de 10 personnes.
L’A300-0G est un Airbus 300 légèrement modifié. Sa mission : lorsqu’il a atteint 700 ou 800 km/h, se cabrer pour grimper en altitude puis redescendre après avoir réalisé une belle trajectoire en cloche. Au sommet de la courbe que l’engin dessine ainsi, les passagers font l’expérience d’une trentaine de secondes d’apesanteur. Ils volent. Se laissent gagner par l’extase, l’ivresse de ne plus rien peser. Et puis vomissent. En tout cas, c’est ce qui m’est arrivé quand j’ai tenté l’aventure vers 1987.
Jusqu’à aujourd’hui, seuls des scientifiques, des étudiants des astronautes et quelques invités, des journalistes notamment, pouvaient voler à bord de l’A300-0G. Voilà qu’il suffit de payer, comme aux Etats-Unis. Là-bas, la société SpaceAdventures, entre autres, commercialise de tels vols pour 3500 dollars pour des groupes de 10 personnes.
L'espace fait toujours rêver
J’aime bien cette info. Elle montre que l’idée qu’on se fait de l’espace est en train de changer.
On disait les vols habités inutiles, coûteux, donc promis à disparaître. Claude Allègre, par exemple. Le voyagiste Nouvelles Frontières démontre qu’ils font encore rêver. Au point qu’ils sont censés faire oublier ses déboires.
J’aime bien cette info. Elle montre que l’idée qu’on se fait de l’espace est en train de changer.
On disait les vols habités inutiles, coûteux, donc promis à disparaître. Claude Allègre, par exemple. Le voyagiste Nouvelles Frontières démontre qu’ils font encore rêver. Au point qu’ils sont censés faire oublier ses déboires.
Surtout, cette info est le signe que l'accès à l'espace se démocratise. Plus besoin de faire partie de l'élite des astronautes pour connaître l'apesanteur. Il suffit d'avoir de l'argent. Ce qui n'est pas donné à tout le monde, j'en conviens.
Légende photo : l'Airbus 300-0G se cabre à 45° avant d'entamer sa trajectoire parabolique.